PAULO MARIOTTI « Latitudes »

Exposition en plein air à partir du 20 juin 2022 au Jardin d’Acclimatation.

Paulo Mariotti

Exposition "LATITUDES"

Né à Bahia, au Brésil, et diplômé en Arts Graphiques de la Fondation FAAP de São Paulo, Paulo Mariotti s’installe à Paris en 1991.

Après un passage par le film d’animation, il dessine pour la presse et la publicité, en France comme à l’étranger.

Depuis plus de vingt ans, il signe une rubrique illustrée dans le magazine français « Ideat » et a déjà exposé à Bruxelles, Rome, Londres, Vienne. Il prépare une exposition à Brasília pour 2023. Outre de nombreuses parutions dans la presse internationale, des livres sur son travail ont été publiés en France et au Brésil.

Il a également été correspondant à Paris pour le magazine « Vogue Brésil » et la chaîne d’info « Globo News ». Paulo Mariotti a aussi collaboré avec le Jardin d’Acclimatation à plusieurs reprises en créant pour le parc parisien des affiches et des calendriers illustrés.

Depuis 10 ans Image Republic trace une ligne éditoriale exigeante et originale.
Image Republic aime les dessins et les images di"érentes, fortes, communicantes, celles qui marquent une époque, un instant, celles qui nous font nous évader, réfléchir, sourire ou nous souvenir.
Image Republic adore les icônes de la pop culture, les personnalités emblématiques, les objets et marques cultes, la publicité créative, les séries TV iconiques, les moments d’émotion, certaines revendications…
Il y a un peu de tout cela dans les images qui composent nos collections, qui mieux que des mots, témoignent de notre passion et définissent l’esprit Image Republic.
Pour Image Republic, Paulo Mariotti a imaginé une collection exclusive autour du voyage, des dessins à l’atmosphère vintage, mettant en scène des destinations emblématiques et des villes mondialement connues.

BAHAMAS

PEARL ISLAND

« La maison était construite sur la partie la plus haute de l’étroite langue de terre entre le port et le large. Elle avait résisté à trois ouragans et elle était bâtie aussi solidement qu’un navire. Elle était ombragée par de grands cocotiers qu’avait courbés l’alizé et, du côté de l’océan, vous pouviez franchir le seuil et descendre la falaise, traverser le sable blanc et entrer dans le Gulf Stream. »

Ernest Hemingway (1899 – 1961)
Îles à la dérive - 1970

ARGENTINE

ESTANCIA

Ode composée en 1960 à l’occasion du 150ème anniversaire de l’expulsion du vice-roi espagnol

« Je te sens ma patrie, aux ruineux couchants
Des faubourgs vastes, et dans la fleur de chardon
Que le vent des pampas laisse au seuil du patio,
Et dans la chute patiente de la pluie,
Et dans les lentes habitudes des étoiles ;
Dans un caveau pieux par l’urne et le symbole,
Dans les jasmins, dans leur parfum rendu d’amour ;
Ô ma patrie,
Ô mon inséparable, ô ma mystérieuse. »

Jorge Luis Borges (1899 – 1986)

RIO DE JANEIRO

IPANEMA

Garota de Ipanema - 1962

« Moça do corpo dourado
Do sol de Ipanema
O seu balançado é mais
que um poema
E a coisa mais linda
que eu ja vi passar
Ah’ porque estou tão sozinho
Ah’ porque tudo é tão triste
Ah’ a beleza que existe
A beleza que não é
so minha »

Antonio Carlos Jobim (1927 – 1994)
et Vinicius de Moraes (1913 – 1980)

RIO DE JANEIRO

MUSÉE D’ART MODERNE

« Rio de Janeiro, l’attrait de cet endroit unique réside davantage dans l’âme des Cariocas, qui portent en eux le soleil qu’ils vénèrent tant. »

Paulo Coelho (né en 1947)
Préface de « La légende Rio »
de Bruno Atusto - 2016

SYDNEY

OPERA HOUSE

« Ne vous inquiétez pas de la fin du monde aujourd’hui, c’est déjà demain en Australie. »

Charles M. Schulz (1922 – 2000)
Créateur de Snoopy et des Peanuts

INDE

RAJASTHAN

« Comment t’expliquer ? L’Inde, c’est l’Inde. »

Alberto Moravia (1907 – 1990)
Une certaine idée de l’Inde - 1962

NEW YORK

NEW YORK FLIGHT CENTER

« Maintenant que nous faisons partie de New York, la seconde ville du monde, monsieur, ne l’oubliez pas... Oui, le temps viendra, et je crois fermement que vous et moi nous le verrons, le temps viendra où, des ponts et des ponts traversant East River, Long Island et Manhattan ne feront plus qu’un. L’arrondissement du Queens sera alors le coeur même et le centre de la grande métropole tout comme Astor Place aujourd’hui.

Que nous le voulions ou non, Mr Perry, nous sommes soulevés par une grande vague d’expansion et de progrès. Toutes ces inventions mécaniques - téléphone, électricité, ponts en acier, voitures sans chevaux - tout cela aboutira certainement à quelque chose. Il ne tient qu’à vous d’être à l’intérieur, à l’avant du progrès... Bon Dieu ! Je ne veux pas vous dire ce que ça représentera... »

John Dos Passos (1896 – 1970)
Manhattan Transfert - 1925

NEW YORK

THE GUGGENHEIM

« Tandis que nous marchions dans un sens, puis dans un autre, sur la Septième Avenue, en passant devant le pressing, l’épicerie, la boulangerie, le salon de beauté, le kiosque à journaux, le marchand de café, [Lucy] était assaillie par une multitude de langues différentes. Elle entendait de l’espagnol et du coréen, du russe et du chinois, de l’arabe et du grec, du japonais, de l’allemand et du français, mais au lieu de se sentir intimidée ou perplexe, elle exultait au coeur de cette variété de sons humains. « Je veux parler comme ça » me dit-elle un matin. »

Paul Auster (né en 1947)
Brooklyn Follies - 2005

NEW YORK

EAST 71ST STREET, EAST SIDE

« J’adore New York les après-midis d’été quand tout le monde s’en va. Il y a quelque chose de très sensuel – trop mûr, comme si toutes sortes de fruits amusants allaient tomber entre vos mains. »

Francis Scott Fitzgerald (1896 – 1940)
Gatsby le magnifique - 1925

NEW YORK

MUSEUM OF MODERN ART (MoMA)

« New York avait eu sur moi l’e!et qu’il a sur tout le monde : il avait ouvert le champ des possibles. L’espoir avait ressurgi. »

Philip Roth (1933 – 2018)
Exit le fantôme - 2009

CAPE CODE

LIGHTHOUSE

(The Lights Went Out In) Massachusetts - 1967

« Feel I’m goin’ back to Massachusetts
Something’s telling me I must go home
And the lights all went out in Massachusetts. »

Barry Gibb (né en 1946), Robin Gibb (1949-2012) et Maurice Gibb (1949-2003) soit trois des quatre frères Gibb réunis dans un groupe : Les Bee Gees

MIAMI

BEACH

« On était en décembre, ce qui à Miami Beach n’a qu’une signification météorologique parfaitement anecdotique. »

Tom Wolfe (1930 - 2018)
Bloody Miami - 2016

LOS ANGELES

AIRPORT

« La Californie mérite tout ce qu’elle reçoit. Les Californiens ont inventé le concept de style de vie. Cela seul justifie leur perte. »

Don DeLillo (né en 1936)
Bruit de fond - 1985

LOS ANGELES

STAHL HOUSE

« J’aime Los Angeles, j’aime Hollywood, ils sont magnifiques. Tout le monde est en plastique, mais j’aime le plastique, je veux être en plastique. »

Andy Wharol (1928 – 1987)
Catalogue exposition « Andy Warhol » -
Moderna Museet de Stockholm - 1968

LOS ANGELES

BEVERLY HILLS

Hotel California - 1977

« Welcome to the Hotel California
Such a lovely place (such a lovely place)
Such a lovely face
They livin’ it up at the Hotel California
What a nice surprise (what a nice surprise)
Bring your alibis »

The Eagles

LOS ANGELES

EASTERN COLUMBIA

« Los Angeles, donnez-moi de vous ! Los Angeles vient à moi comme je suis venu à vous, mes pieds sur tes rues, toi jolie ville je t’aimais tellement, fleur triste dans le sable jolie ville ! »

John Fante (1909 – 1983)
Demande à la poussière - 1939

LOS ANGELES

UNION STATION

« Los Angeles donne le sentiment de l’avenir plus fortement que n’importe quelle ville que je connaisse. Un mauvais avenir aussi, comme quelque chose sorti de la faible imagination de Fritz Lang. »

Henry Miller (1891 - 1980)
Le cauchemar climatisé - 1945

LOS ANGELES

THE SINGLETON HOUSE

« Tous les gens à Los Angeles font ça : cavaler comme des dératés derrière quelque chose qui n’existe pas. La peur fondamentale de se regarder en face, tout seul. »

Charles Bukowski (1920 – 1994)
Contes de la folie ordinaire - 1972

LOS ANGELES

ZUMA BEACH

L.A. Woman - 1971

« L.A. woman, L.A. woman
L.A. woman Sunday afternoon
L.A. woman Sunday afternoon
L.A. woman Sunday afternoon
Drive through your suburbs
Into your blues, into your blues, yeah
Into your blue-blue blues
Into your blues, oh, yeah
I see your hair is burnin’
Hills are filled with fire
If they say I never loved you
You know they are a liar »

Jim Morrisson (1943 – 1971) - The Doors

PALM SPRINGS

THE SWIMMING POOL

« Mon père me paraît très sain quand on ne l’examine pas de trop près. Il est impeccablement bronzé, il a eu une gre!e de cheveux à Palm Springs voilà deux semaines, si bien que son crâne est recouvert de cheveux blonds. Il en a profité pour se faire faire un lifting. »

Bret Easton Ellis (né en 1964)
Moins que zéro - 1985

PALM SPRINGS

PALM CANYON DRIVE - MAISON DE FRANCK SINATRA

« L’orange est ma couleur favorite. Sur le fuselage de mon jet, il y a une grande virgule orange et l’intérieur en est somptueusement décoré en orange. Mon appartement à Palm Springs est également orange. Mes sweats, mes peignoirs, mes pyjamas sont orange. Ma pochette de veste est souvent orange. J’essaye de peindre ma vie en un audacieux et brillant orange. »

Frank Sinatra (1915 – 1998)
My Life, My Way - 2008

PALM SPRINGS

THE KAUFMANN HOUSE

« Lorsque vous devez faire face au fait que le mariage avec l’homme que vous aimez est vraiment terminé, c’est très dur, c’est une véritable agonie. Dans ce genre de situation poignante, je pars toujours et je me coupe du monde. Je ne prends plus une goutte d’alcool lorsqu’il y a de véritables mauvaises nouvelles dans ma vie ; Je n’y fais jamais face avec le cerveau embrumé. Je viens de louer une maison à Palm Springs et je me suis assis là et j’ai souffert pendant quelques semaines. Jusqu’à ce que je sois assez forte pour y faire face. »

Ava Gardner (1896 – 1970)
Mon histoire - 1990

LONDON

GATWICK AIRPORT

« Monsieur, quand un homme est fatigué de Londres, il est fatigué de la vie. »

Samuel Johnson (1709 – 1784)
Life of Mister Richard Savage - 1744

LONDON

SOUTH KENSINGTON

« Londres s’effrite. Londres palpite comme une houle. La ville se hérisse de tours et de cheminées. Là une église blanche ; là un mât parmi les flèches. Là un canal. À présent il y a des espaces ouverts et des allées goudronnées où il est étrange qu’il y ait à présent des gens qui marchent. Voilà une colline rayée de maisons rouges. Un homme traverse un pont, un chien sur ses talons. À présent le garçon en rouge commence à tirer sur un faisan. Le garçon en bleu l’écarte du coude.
« Mon oncle est le meilleur fusil d’Angleterre. Mon cousin est grand veneur. »
Les fanfaronnades commencent. »

Virginia Woolf (1882 – 1941)
Les Vagues - 1931

AMSTERDAM

HERENGRACHT

Amsterdam - 1964

« Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
(…)
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui mangent
Sur des nappes trop blanches
Des poissons ruisselants
Ils vous montrent des dents
A croquer la fortune
A décroisser la Lune
A bouffer des haubans
Et ça sent la morue
Jusque dans le coeur des frites »

Jacques Brel (1929 – 1978)

LILLE

PLACE CHARLES DE GAULLE

Et maintenant j’entends en moi l’âme du Nord
Qui chante et chaque jour j’aime d’un coeur plus fort
Ton air de sainte femme ô ma terre de Flandre
Ton peuple grave et droit ennemi de l’esclandre
Tes marais tes prés verts où rouissent les lins
Tes bateaux ton ciel gris où tournent les moulins. »

Albert Samain (1858 – 1900)
Le chariot d’or - Mon enfance captive
(1888 – 1900)

PARIS

LA TOUR EFFEIL

Zone

« À la fin tu es las de ce monde ancien
Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin
Tu en as assez de vivre dans l’antiquité
grecque et romaine »

Guillaume Apollinaire (1880 – 1918)
Alcools – 1913

PARIS

LE BON MARCHÉ

« Mais, de l’autre côté de la rue, ce qui la passionnait, c’était le Bonheur des Dames, dont elle apercevait les vitrines, par la porte ouverte. Le ciel demeurait voilé, une douceur de pluie attiédissait l’air, malgré la saison ; et, dans ce jour blanc, où il y avait comme une poussière diffuse de soleil, le grand magasin s’animait, en pleine vente. »

Émile Zola ( 1840 – 1902)
Au bonheur des dames - 1883

SAINT-MALO

LA PISCINE

« Saint-Malo n’est qu’un rocher. S’élevant autrefois au milieu d’un marais salant, il devint une île par l’irruption de la mer qui, en 709, creusa le golfe et mit le mont Saint-Michel au milieu des flots. (…) Auprès et au loin, sont, semés des rochers, des forts, des îlots inhabités : le Fort-Royal, la Conchée, Césembre et le Grand-Bé, où sera mon tombeau ; j’avais bien choisi sans le savoir : bé, en breton, signifie tombe. »

François-René de Chateaubriand (1768 – 1848)
Mémoires d’outre-tombe - 1848

LE CAP-FERRET

LE BASSIN

« Je ne savais pas qu’il existait une si étrange, si belle contrée dont on peut jouir, chez soi, sans le malaise des navigateurs. Comme on ne reçoit pas les journaux et que pour acheter une plume il faut faire une heure de bateau à vapeur. »

Jean Cocteau (1889 – 1963)
Cocteau - Lettres à sa mère - 1917

MARSEILLE

LE VIEUX PORT

« Marseille, incendie en plein jour, flambe au soleil. Je vais la voir brûler jusqu’à la nuit venue. Une heure encore la sépare du soleil couchant. Tantôt j’étais au château Fallet. De là, Marseille, dans un profond silence, dans un secret divin, loin de tout bruit et de tout mouvement, était une fleur d’améthyste, un lit de lavande et de lilas. On n’aurait pas conçu de voir en rêve une île plus virginale, une plus pure Bérénice dans son voile de mauve argenté, brodé de doux azur, et lançant comme un soupir ses minarets de Perse. »

André Suarès (1868 – 1948)
Marsiho - 1933

ALPES FRANCAISES

LES ARCS

« C’est que la montagne a ses idées à elle, c’est que la montagne a ses volontés. »

Charles Ferdinand Ramuz (1878 – 1947)
La Grande Peur dans la montagne - 1925

CANNES

HÔTEL CARLTON

« Mon nom, mes références, ma seule adresse du Carlton auraient prouvé que je ne suis pas un voleur, mais un kleptomane. »

Valery Larbaud (1881 – 1957)
Les Poésies de A. O. Barnabooth - 1913

MONTE-CARLO

LE SPORTING

« J’aimerais que l’on se souvienne de moi comme d’une personne qui a accompli des actes utiles et qui était une personne aimable et aimante. J’aimerais laisser le souvenir d’un être humain avec une attitude correcte et qui a fait de son mieux pour aider les autres. »

Grace Kelly (1929 – 1982)

ROMA

VIA CONDOTTI

« Il y a deux façons de voir Rome : on peut observer tout ce qu’il y a de curieux dans un quartier, et puis passer à un autre : ou bien courir chaque matin après le genre de beauté auquel on se trouve sensible en se levant. C’est ce dernier parti que nous prendrons. Comme de vrais philosophes, chaque jour nous ferons ce qui nous semblera le plus agréable ce jour-là ; quam minimum credula postero. C’est pour la sixième fois que j’entre dans la ville éternelle, et pourtant mon coeur est profondément agité. C’est un usage immémorial parmi les gens affectés d’être ému en arrivant à Rome, et j’ai presque honte de ce que je viens d’écrire. »

Stendhal (1783 – 1842)
Promenades dans Rome - 3 août 1827

CAPRI

VILLA MALAPARTE

« ...puis, avant de s’en aller, il me demanda si j’avais acheté la maison en l’état, ou si je l’avais dessinée et construite moi-même. Je lui ai répondu - et ce n’était pas vrai - que j’avais acheté la maison en l’état. Et d’un geste ample de la main, lui indiquant la paroi à pic de Matromania, les trois rochers gigantesques des Faraglioni, la péninsule de Sorrente, les îles des Sirènes, l’arrière-plan bleuté de la côte d’Amalfi, et la lointaine lueur dorée de la rive de Pesto, je lui dis : «J’ai dessiné le paysage». »

Curzio Malaparte (1898 – 1957)
La peau - 1947

LISBOA

BOCA DA MARINHA

« Je te revois une fois de plus,
Avec mon coeur plus lointain et mon âme soudain étrangère.
Une fois de plus je te revois - Lisbonne, et Le Tage, et tout -
Passant inutile en toi et en moi.
Étranger ici comme partout ailleurs ».

Fernando Pessoa (1888 – 1935)
Lisbonne Revisitée - 1926

LES CYCLADES

MER ÉGÉE

« Mer, douceur automnale, îles baignées de lumière, voile diaphane de petite pluie fine qui couvrait l’immortelle nudité de la Grèce. Heureux, pensai-je, l’homme à qui il a été donné, avant de mourir, de naviguer dans la mer égéenne. »

Níkos Kazantzákis (1883 – 1957)
Alexis Zorba - 1946

TUNIS

LA MARSA

Je te nomme Tunisie - 2011

« J’entendais ta voix au lever du jour
Comme une aube écarlate
Accouchée dans les ténèbres
Le retour des années
Sur elles-mêmes
Berçant le flux et le reflux
Au bord de la mer
Pleine et vide
Et captait ta lumière
Mille fois perdue dans la distance
Mille fois retrouvée
Par-delà les brumes
Par-delà les songes
Contre les récifs inondés
Ton appel me sauvait des naufrages. »

Tahar Bekri (né en 1951)

JARDIN D'ACCLIMATATION

STATUE DE LOUIS JEAN-MARIE DAUBENTON DEVANT LA GRANDE VOLIÈRE

« La vraie philosophie des naturalistes est de bien observer la nature. »

Louis-Jean-Marie Daubenton (1716 – 1799)
Instruction pour les bergers et pour les
propriétaires de troupeaux- Leçon III - 1782

JARDIN D'ACCLIMATATION

FONDATION LOUIS VUITTON

« Souvent dans les allées du Bois ou du Jardin d’Acclimatation, nous croisions, nous étions salués par telle ou telle grande dame amie de Swann, qu’il lui arrivait de ne pas voir et que lui signalait sa femme, « Charles, vous ne voyez pas Mme de Montmorency ? »

Marcel Proust (1871 – 1922)
À l’ombre des jeunes-filles en fleurs
À la recherche du temps perdu - 1918

Avec l’aimable participation d’Image Republic